Verdict pour le passeur Cédric Herrou : circulez y’a rien à voir…

Notre parodie de Justice prouve une fois de plus qu'elle a choisi son camp...
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Je ne vais pas ici revenir sur l’ensemble de l’affaire Herrou, je pense que vous la connaissez tous plus ou moins.

 

Rappelons simplement que l’agriculteur « au grand cœur » n’en est pas à son coup d’essai, et qu’après l’avoir laissé agir en toute impunité des mois (des années?) durant, la Justice a enfin décidé de faire son job et de le convoquer au tribunal… enfin « faire son job », c’est vite dit.

 

De quoi était accusé Herrou ? A priori du fameux « délit de solidarité » évoqué par les médias, prenant évidemment fait et cause pour le contrevenant, ne serait-ce que par la formulation de l’accusation : nous revoilà comme d’habitude en présence de la fameuse vision humaniste de la presse « à la française » qui se contrefout de la loi, et pourtant celle-ci existe bel et bien. Elle n’a pas pour nom « délit de solidarité », terme fallacieux inventé par les médias, non elle se nomme « Aide à l’entrée et au séjour irréguliers » et se trouve à l’article L-622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

 

Car au fond ce n’est pas tant la « main tendue » par Herrou aux pauvres hères qui est jugée ici, mais le fait que le type serait carrément allé chercher en camionnette des clandestins de l’autre coté de la frontière. Techniquement, cela fait donc de lui un passeur. Un passeur gratuit certes (à priori) mais un passeur quand même. A la rigueur et pour échapper à la peine encourue, il faudrait d’après le Code que l’étranger soit face à un « danger actuel ou imminent ».
Ce qui soyons honnêtes ne me parait pas vraiment le cas des petits copains à Herrou.

 

 

 

Au final, que risquait l’agriculteur pour avoir commis ces actes ? D’après la loi, « Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 Euros. »

 

Se basant sur cette législation, le procureur avait quant à lui requis une peine de huit mois de prison avec sursis. On constate d’ores et déjà le fossé séparant la peine encourue et la peine requise. Est-il nécessaire de rappeler également qu’une peine « avec sursis », que ce soit de la prison ou une amende, n’est pas en soi une véritable peine puisqu’elle ne sera exécutée qu’en cas de récidive ? Et maintenant penchons nous sur le verdict final qui a été rendu ce vendredi 10 février concernant Cédric Herrou, ce fameux militant d’extrême-gauche qui se torche avec les textes de loi :

 

Une amende. Une amende de 3000 euros. AVEC SURSIS.

 

Soit rien du tout : une petite tape sur la main, merci et au revoir, circulez y’a rien à voir.

Notons au passage qu’avant même l’annonce du verdict, Herrou avait prévenu sur Europe 1  qu’il continuerait à aider les migrants même en cas de condamnation (!) et ce «malgré les menaces de l’Etat et du procureur» (sic).
Au vu des éléments à charge et de cette ultime provocation, ce procès aurait pu être l’occasion pour les magistrats de rappeler sévèrement à l’ordre Herrou et ses potes anarchistes qui se permettent de contourner ouvertement la loi en rapatriant des pseudo-réfugiés au vu et au su de tous.

Au contraire, ce verdict ridicule de par sa clémence apparait comme un signal fort de la justice envers ces SJW de pacotille : donnez vous en à cœur joie, vous ne risquez rien.
Ou si peu.

 

 

JOE BAUERS

 

 

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