Un groupuscule islamiste, antisémite et antisioniste financé par un juif mondialiste de gauche

Le Collectif Contre l'Islamophobie financé par le milliardaire d'extrême gauche Soros

Dès que quelque-chose pue en Occident, en grattant un peu on trouve toujours le milliardaire antisioniste Georges Soros.

 

Y.M.

 

Le 1er octobre 2013, Caroline Fourest révélait sur France Culture, dans sa chronique intitulée « Islamophobie : une confusion sémantique » , que le CCIF avait été « sponsorisé par le milliardaire américain Georges Soros », information de nouveau « divulguée » sur quelques sites islamistes en 2014 et d’extrême droite en 2015 puis 2016.

 

 

Nous sommes la nation (« aussi »)

 

De fait, en 2012, l’Open Society Foundation a versé 50 000 dollars au CCIF, soit l’équivalent de 35 000 euros, pour cofinancer la campagne controversée « Nous sommes la nation », rebaptisée «Nous sommes AUSSI la nation ». Celle-ci était, selon le CCIF, destinée à « dénoncer les préjugés, les attitudes islamophobes et les discours stigmatisants qui divisent les citoyens plutôt que de les rassembler, alors que notre pays traverse une période difficile sur le plan social et économique».

 

L’une des affiches détournait le tableau de David Le Serment du Jeu de Paume, qui met en scène l’acte fondateur de la démocratie française. Trois jours après que les députés du Tiers-État se sont constitués en Assemblée nationale (17 juin 1789), puis ont été interdits de réunion à Versailles par le roi, ils se réunissent au Jeu de Paume où ils font le serment de ne se séparer qu’après avoir donné une Constitution à la France. Mirabeau, Barnave, Robespierre, mais aussi l’abbé Grégoire y sont représentés.

 

L’affiche du CCIF remplace les acteurs de ce moment historique par, au premier plan, principalement, des femmes voilées censées incarner non pas les musulmans, mais en réalité l’objet même du combat politique du CCIF : considérer que le voilement des femmes est un choix religieux au fond anodin, une liberté et un droit (le CCIF ne s’est jamais caché de défendre le voile intégral et de vouloir faire abroger les lois de 2004 et 2010). À l’époque, cette affiche avait fait polémique.

 

 

Attention « sioniste »

 

Présentée comme une lutte pour l’égalité des droits, et in fine comme une lutte de libération d’une oppression fantasmée, cette campagne du CCIF avait certainement, parmi tant d’autres, séduit le staff de la fondation Soros, qui finance tout projet lui paraissant aller dans le sens de sociétés démocratiques et ouvertes, et pour les droits humains.

 

George Soros est un personnage lui aussi très controversé, soupçonné par les islamistes de noyauter les causes auxquelles ils sont attachés (Soros, juif, serait «sioniste») et par l’extrême droite de déconstruire les nations et l’autorité des États souverains, ainsi que, par ailleurs, d’être «antisioniste». Internet regorge de jugements concordants.

 

 

Marwan Muhammad rassure

 

Interpellé par ses soutiens en 2013, le CCIF est sommé de se justifier. La polémique «interne» semble avoir été suffisamment déstabilisante au plan idéologique, car Marwan Muhammad, alors porte-parole du collectif, y consacre un long post sur Facebook le 14 août 2013 : renseignements pris, explique-t-il, Soros n’est pas impliqué dans des activités « sionistes« .
Il déclare que le « CCIF a accepté une donation de 35 000 euros de la part de la Fondation Open Society, pour payer une partie des affichages de sa campagne de communication » et appelle à l’unité dans la lutte contre l’islamophobie.

 

Le 21 mai 2014, le comité national palestinien du BDS appelle au boycott de l’Open Society en raison de la participation financière du milliardaire aux sociétés SodaStream et Teva.

 

En France, c’est l’émoi chez les islamistes et à l’extrême gauche (la plupart des sites d’extrême droite attendront le « nouveau » buzz sur le sujet en 2016). Le site islam&info publie : « Le BDS demande au CCIF de ne plus accepter l’argent du sioniste George Soros ».

 

 

Samy Debah s’offusque

 

Léger couac entre amis, le président du CCIF Samy Debah intervient pour calmer le jeu, déclarant que soit la Fondation devrait retirer ses investissements « s’ils sont avérés » (les propos de Marwan Muhammad en avaient pourtant attesté l’année précédente), car « défendre la judaïsation d’al Qods et donc l’élimination des droits des musulmans sur cette terre est tout simplement indéfendable« , soit le CCIF cesserait « toute participation à une activité dans laquelle ils seront présents d’une manière ou d’une autre« .

 

On imagine pourtant assez mal le CCIF se désengager de sa collaboration avec ENAR (Réseau européen contre le racisme), une importante fédération européenne antiraciste qui combat « l’islamophobie« , elle aussi financée par Soros. En effet, le directeur d’ENAR, Mickaël Privot, invité au gala du CCIF en 2014, milite contre l’islamophobie, et en 2016 Marwan M. relayait… une offre de poste à l’ENAR sur ce thème.

 

Au fait, le CCIF a-t-il remboursé les « investissements » qui sont « avérés » ?

 

Europe-Israël

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