Notre ami le wiktionnaire est formel quant à l’étymologie du mot macho : De l’espagnol macho (« mâle »). Point.

A partir de cette définition, toute personne qui donne un sens négatif à ce mot ne peut être qu’un fragiliste misandre ou un simple ignorant.

 

Dominant ou dominateur

Tout d’abord, on comprendrait mieux la signification réelle de ce mot si on faisait la différence entre dominant et dominateur. Le dominant est celui qui domine naturellement, c’est le chef né, ou juste la personne sympathique que vous avez envie de suivre. Qu’un de vos amis soit dominant n’implique pas que vous soyez dominé, c’est juste qu’il va prendre naturellement le dessus sur vous si vous n’êtes pas à la hauteur, mais sans vous écraser inutilement.

Le dominateur en revanche, c’est ce qu’on appelle couramment le bougnoule mental, dans son attitude : il ne voit le monde que de façon binaire « dominant / dominé ». C’est celui qui va vous accuser de sucer la bite d’une personne qu’il n’aime pas, si vous la soutenez, en croyant par égomorphisme (projection de sa mentalité sur vous) que ça va énerver votre côté dominateur.

Enfin, le dominateur cherche toujours à avoir le dessus, comme un singe sous amphétamines. Il ne cherche pas à être suivi, il cherche à contraindre de le suivre. Il ne cherche pas à avoir du succès auprès des femmes, il cherche à contraindre sa femme de rester avec lui. Même s’il doit lui foutre un drap islamique sur la gueule, la battre ou la menacer de mort.

Le macho est un dominant, le bougnoule mental est un dominateur.

 

Le Macho, un mâle insolent et philogyne

Le macho est un fanfaron qui se dit plus fort et intelligent que les femmes comme il dirait que son équipe de foot est meilleure qu’une autre.

Il ne déprécie pas la femme mais peut la défier, la provoquer, la taquiner. Le machiste croit en l’infériorité absolue de la femme, par essence. S’il est intellectuel, il passe son temps à la théoriser avec une rancœur tremblante, en cherchant la formulation la plus déplaisante. S’il a un QI à 2 chiffres, il va juste se contenter de certains textes de loi religieuse qui lui disent que la femme est un sous-homme, et que sa parole a 2 fois moins d’importance que celui qui a un zizi.

Le macho veut se sentir plus fort que les femmes tout en respectant leur valeur, parce qu’il ne se sent pas menacé par elles. Il ne joue pas dans la même cour : il est un homme, elles sont des femmes. Le machiste, lui, sent tellement que rien ne le sépare vraiment de la femme, que son insécurité le pousse à vouloir faire reconnaître universellement l’infériorité de la femme.

Pendant que le macho va créer, entreprendre, dépasser les femmes, le machiste va juste rager et vivre dans le besoin permanent de rabaisser les femmes aux yeux des gens, il cherche à faire savoir au monde entier son mépris pour le vagin. Le macho, lui, n’a pas besoin que sa fanfaronnade soit partagée. Au contraire, plus il est seul, plus il prend plaisir dans son insolence. Le macho ne provoque pas que les femmes, il remet en question tout son entourage, ce qui permet d’avancer quand la morale du moment dicte de ne pas faire le moindre effort pour s’élever. Car le principe même du macho, c’est d’avoir une fierté jugée insolente par les critères de l’époque. Le macho est forcément subversif, à toute époque, et déchaîne la rage des êtres faibles, peu importe leur sexe d’ailleurs.

La société est vraiment malade pour qu’on donne une définition négative à Macho. La définition dans tous les dictionnaires devrait être :

Macho : se dit d’un homme qui met en avant sa virilité et sa fierté insolente d’être un homme d’une façon jugée excessive. Ne pas confondre avec machiste qui désigne un homme insécure et misogyne en perpétuelle tentative de domination.

Que les féministes gauchistes passant leur temps à taper sur le macho et la fierté fanfaronne masculine sachent que quand on enlève le côté macho d’un homme, on en fait un terreau fertile pour la croissance d’une misogynie machiste. Quand on souhaite rabaisser sa fierté au niveau de la plus timide pucelle, on n’en fait certainement pas un homme qui respecte les femmes. On le livre en fait à une compétition ridicule et on rend son esprit poreux au phénomène de bougnoulisation culturelle.