Trump, l’européen

Une contribution du patriote amateur

 

 

Donald John Trump est le phénomène politique le plus spectaculaire qu’il a été donné de voir outre-Atlantique depuis bien longtemps. Homme d’affaire milliardaire et vedette de shows télévisé, il est devenu depuis un peu plus d’un an le centre de toutes les attentions et ceci à un degré de célébrité planétaire. Non tant parce qu’il a réussi le tour de force de devenir le nominé républicain à la présidentielle américaine, coiffant au poteau tous les professionnels de la politique ; mais surtout parce qu’il sonne la révolte du peuple américain contre les élites globalistes.

 

 

Pourtant ce qui choque le nationaliste européen, ce n’est pas son message révolutionnaire mais la question suivante : comment peut-il être aussi proche d’être élu 45ème président de la première puissance mondiale avec ces idées là ?

Son slogan « America first » résume sa politique. Il affirme lors d’un discours à Washington DC le 27 avril 2016 qu’il « ne soumettra plus ce pays ni son peuple aux fausses promesses de la mondialisation » et que « l’état-nation demeure le véritable fondement du bonheur et de l’harmonie ». Contre la circulation anarchique des personnes et les trafics illégaux, il construira un mur le long de la frontière mexicaine, déportera les clandestins, durcira les conditions d’entrée légale sur le territoire et arrêtera l’immigration musulmane dans sa quasi-totalité. Contre la circulation dérégulée des biens et capitaux et contre les délocalisations, il renégociera au profit des USA, ou quittera, les traités commerciaux comme l’ALENA (Accord de libre-échange nord- Américain).

 

 

Aux États-Unis, beaucoup d’experts ou journalistes se sont cassés les dents pour le définir : « isolationniste », « conservateur », « populiste », « libéral », « autoritaire » … Le nationaliste européen l’a immédiatement reconnu comme l’un des siens. Identitaire, souverainiste et plein de bon sens, le petit peuple blanc américain l’a adopté tout de suite aussi. En un été, il est passé en tête des sondages de la primaire républicaine, place qu’il ne quittera plus.

 

 

A vrai dire, dans les sociétés de l’Europe de l’ouest, avant l’apparition de Trump, le débat nation/globalisme était beaucoup plus avancé et présent qu’aux USA. Pourtant le sentiment d’abandon du peuple blanc américain était bien là. Le businessman à la chevelure dorée a apporté ce clivage sur le devant de la scène, prenant par surprise élites et médias. La classe journalistique n’était pas prête. La machine de diabolisation a trop tardé à démarrer. Quand on voit avec quelle puissance elle a empêché un Jean-Marie Le Pen de prendre le pouvoir en France, on peut s’en étonner. L’émergence au pays de l’Oncle Sam d’un troisième partie « type FN » n’a jamais fonctionné, bien que le milliardaire ait un temps envisagé cette voie avec le Partie de la réforme des États-Unis d’Amérique. Et tandis que les démocrates erraient dans un gauchisme destructeur et les républicains dans leur néo-conservatisme, l’idée nationaliste trouvait difficilement racine dans le théâtre de la politique américaine.

 

 

Les médias ont d’abord pris ce fils de l’Europe pour un blagueur, une simple opportunité de faire monter les audiences. Puis, lorsqu’il est apparut en candidat sérieux, il leur a fallu quelque temps pour comprendre qu’il était devenu une menace face aux intérêts de l’oligarchie au pouvoir depuis des décennies. Il était déjà trop tard, sa route vers la convention républicaine de Cleveland était déjà toute tracée.

 

 

Paradoxalement, c’est peut-être l’immaturité passée du débat nationaliste au niveau politique majeur, qui va permettre aux États-Unis d’opérer leur révolution avant les peuples de l’Europe de l’ouest.

 

 

Mais c’est avant tout dû à l’homme exceptionnel qu’est devenu cet enfant de sang germain par son père et celte par sa mère. Donald Trump, cet européen. Tu es bien des nôtres, l’ami.

 

 

Le patriote amateur

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