Romain Guérin – LE MEILLEUR DES MONDES

Poème de la quinzaine, sombre et désabusé
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Mes hideuses idées dans leur chariot de chair
Parcourent les rayons bétonnés de la ville,
Des cons somatisent… évitant d’avoir l’air,
De vils consommateurs fuyant leur bidonville.

 

 

Face à ces monuments à la gloire du laid,
Je récite Victor, Charles et Théophile,
Est-ce que je suis seul à trouver que leur lait
Est un gras nectar noir pour bébé scatophile ?

 

 

Mes pleurs sont le formol qui conserve mon cœur,
C’est pourquoi je parviens à être encore un homme,
C’est-à-dire en marchant pâtir de haut-le-cœur
Devant des corps sans âme au service de gnome.

 

 

Être ou ne pas être ? ce n’est plus la question,
Moi je vois des anus, des tripes et des sexes,
Qui parlent digestion, gestion et congestion,
Fiers de n’être plus rien, esclaves sans complexe.

 

 

Romain Guérin

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