Montclar : ces plantes sauvages utilisées par les Gaulois
Luc Poussel et Bernard Overal ont présenté la nouvelle et très originale expo du GAPS au musée de Montclar. PHOTO G.M.

Le Groupement archéologique du Pays de Seyne (GAPS) a inauguré sa 4e exposition au Musée du vieux village de Montclar en présence de Serge Degandt, conseiller municipal de Montclar, et Guy Kletty, maire de Saint-Vincent-les-Forts : après les Gaulois, les villas romaines et les promenades archéologiques, elle est consacrée à un thème très original : les plantes sauvages utilisées par les Gaulois.

« Quand on a la chance d’avoir un gars comme Bernard Overal dans l’association, il faut en profiter, explique le président, Luc Poussel, qui s’est appuyé sur le botaniste pour préparer cette expo. Je ne m’étais jamais intéressé aux plantes et là, avec un spécialiste, j’ai appris énormément ».

Spécialiste des époques gallo-romaine et celte, le GAPS a donc mené des recherches aussi originales que compliquées sur les plantes sauvages consommées par les Gaulois pour se nourrir et se soigner, et quelques espèces hallucinogènes ou psychotropes utilisées depuis l’Antiquité.

« La documentation est rare, il faut savoir que les Gaulois n’écrivaient pas, la transmission orale du savoir étant seulement assurée par les druides« , explique Bernard Overal qui a tout de même trouvé des informations.

Pour les plantes nourricières les publications de Philippe Marinval, chercheur au CNRS et spécialiste de carpologie (étude des restes végétaux trouvés dans les fouilles) ont été précieuses comme, pour les plantes médicinales, les écrits d’auteurs grecs et romains tels Marcellus ou Pline l’Ancien.

Une trentaine de plantes ont ainsi été identifiées, étudiées et exposées : « Ça change des pierres. L’expo est extraordinaire, pour les plantes mais aussi pour le décorum qui va avec, les animaux naturalisés prêtés par Maryse Tron notamment » s’enthousiasme Luc Poussel.

Alors, pour tout savoir sur l’utilisation des rosiers, bistorte, achillée, armoise, aubépine, reine-des-prés, tussilage, valériane, thym, renouée des oiseaux, ronces, viorne aubier, trèfle des prés, plantain, noisetier, chêne, merisier, houblon, cornouiller sanguin et autre panais, la visite de l’expo, qui restera en place six mois, s’impose.

Le musée est ouvert tous les mardis de 14 heures à 17 heures ou sur rendez-vous avec le service animation de Montclar au 04.92.30.92.01. Entrée libre.

Site Internet : archeomontclar04.com

La Provence