Misère sexuelle et haine du corps

L'abstinence des vertueux par dépit

Daniel Conversano constate que le grand problème en France et dans les milieux nationalistes en particulier, c’est la frustration sexuelle. De prime abord on pourrait penser que les femmes françaises sont de gauche, ce qui semblerait logique à un œil superficiel étant donné qu’il y a peu de femmes dans les milieux militants.

 

Je dis que non seulement ce n’est pas le cas, d’innombrables françaises ayant des idées très identitaires sans qu’elles n’aient envie de se griller leur tranquillité et leur carrière à militer parmi les hommes monomaniaques, mais en plus les femmes de gauche potables sont ouvertes à tout homme, même aux ultranationalistes pourvu qu’ils sachent se tenir et être un minimum équilibrés. Et le pire, c’est que leurs idées sont loin d’être fermées lorsqu’elles rencontrent un homme de droite équilibré : il est si simple de ne pas coller aux préjugés anti-nationalistes en n’étant pas soi-même une caricature de beauf décérébré ou d’intello tremblant de rage de tout ses 50 kilos. L’effet contraste entre vous et ces caricatures joue pour vous.

 

On n’a pas du mal avec les femmes parce qu’on est nationaliste, mais je pense que jusqu’à peu de temps en France, on devenait un monomaniaque des sphères nationalistes en grande partie parce qu’on avait du mal avec les femmes.

 

Et ce mal avec les femmes, à part le frein rencontre par les déséquilibrés obsessionnels et la dépression du milieu, quel est-il ? Je dis que ça vient de la haine du corps et du mépris du sexe qui en découle.

 

Combien se croient au-dessus des rapports charnels alors que leurs centres d’intérêts et leurs fixations tournent autour du sexe en permanence ? Volonté de contrôle des femmes en étant le plus réactionnaire possible sur les mœurs, haine irrationnelle du féminisme sous toutes ses formes, obsession de l’avortement (sous un bel alibi de sauver des vies), obsession des Françaises métissolâtres désignées à chaque paragraphe d’un blog natio moisi de « putes à nègres » « putes à crouilles » du même niveau que les antifas traitent les femmes qui ne veulent pas d’eux de « putes à faf », ou que la pathétique racaille de cité et ses appels au meurtre des « beurettes à khel »…

 

Lâchez votre tondeuse deux secondes et comprenez une chose : on peut reprocher aux femmes ce qu’on veut, mais quand elles fuient quelqu’un c’est qu’elles ont une sérieuse raison de le faire. Peut-être n’êtes-vous qu’un sale connard ? Ou peut-être ressemblez-vous juste comme deux gouttes d’eau à un sale connard ?

 

Remettez-vous en question !

 

Je crois halluciner quand je vois certains intellos natios prôner l’abstinence avant le mariage. Comme dit Conversano, avant on se mariait très tôt ! Vivez avec votre époque. Arrêtez d’essayer de calquer aux mœurs officiels de bourgeois du XIXe siècle (qui allaient aux putes entre deux confessions… ou pas). Et je ne parle pas de tout le reste de la population qui faisait la part des choses et s’en foutait allègrement de la religion tant que ça ne se savait pas trop. Stoppez votre révolte adolescente qui consiste à rejeter le monde d’aujourd’hui en idéalisant un monde ancien que vous n’avez pas connu, juste parce que vous vous heurtez à la petite blessure narcissique de ne pas plaire en claquant des doigts à une femme bien éduquée à être soumise à un nul, qui vous tomberait dans les bras comme dans vos rêveries sur l’ancien temps.

 

Arrêtez de vous donner des excuses en étant sur-critiques envers les femmes, en élevant vos critères afin de prétendre trouver l’amour tout en priant pour ne jamais le trouver. Car au fond, si vous le trouviez vraiment, vous feriez quoi ? Vous n’êtes pas séduisant, vous n’avez pas l’assurance d’un homme à succès, vous ne savez pas parler aux femmes, vous êtes même souvent de gros goujats qui méritent des tartes dans la gueule, et enfin… vous ne saurez pas lui faire l’amour.

 

« La haine contre la femme est toujours une haine non surmontée contre sa propre sexualité. » — Otto Weininger

 

Êtes-vous de ce genre de pétasse rêveuse qui croit qu’on peut faire un chef-d’œuvre sans entraînement ni brouillon avant ? Il y a 35 000 femmes célibataires sur Paris en plus des hommes célibataires (dont 80% sont à jeter à la poubelle et ne toucheront pas une seule femme sans la payer). Ne me dites pas que vous êtes incapables de trouver une femme qui cherche à flirter, à faire quelques croquis sans promesse ni engagement. Il n’y a qu’à se baisser pour en cueillir !

 

Cessez de cacher votre lose phénoménale derrière des excuses militantes, dépressives ou religieuses. Cessez de haïr le corps et les rapports sexuels : aucune femme saine d’esprit n’a envie d’un homme qui déteste et a peur de ce qui l’unira physiquement à vous. Cessez de vous croire mystérieux avec un démon en vous, alors que vous n’êtes qu’un homme qui a peur de montrer l’oiseau à une femme. Vous avez la peur et la haine du corps, et ça coïncide parfaitement avec vos physiques de lâches, votre rancœur contre le moindre kilo de muscle du corps d’un homme au physique d’homme.

Forgez-vous un corps et un mental de gagnant, cessez d’être vieux jeu, n’ayez pas peur d’utiliser les moyens récents à la Tinder pour rencontrer le maximum de femmes et devenir équilibré, savoir ce qui plait aux femmes autant moralement que physiquement, bref, devenir l’homme que vous n’êtes pas lorsque vous passez votre vie dans votre coin à accuser la société et l’univers de vous priver d’une compagne.

 

Le plus amusant, ce sont ces personnes qui accusent la société d’être à l’origine du malaise d’être puceau jusqu’à très tard.

 

Ne manger que du pain sec et de l’eau dans une société de haute gastronomie doit aussi bouffer le moral : ça ne veut pas dire que c’est la société qui a un problème.

 

 

Yann Merkado

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