Après les récents et véritablement très attristants événements, il m’est apparu essentiel de m’intéresser à la question des raisons profondes qui poussent Soso à maintenir sa ligne réconciliatrice, malgré son échec évident et son ineptie conceptuelle initiale.

Car enfin, que cela coûterait-il à Soral de reconnaître finalement que seule une minorité d’arabo-maghrébins désire s’assimiler, aime la France authentiquement, et même la préfère mono-culturelle, ethniquement homogène et non baignée dans l’enfer multiculturel ?
Cela ne lui ferait pas perdre les authentiques maghrébins patriotes qui le suivent, et fermement nationalistes qui constituent une minuscule minorité et qui sont, j’ose le dire, la crème de leur peuple.

Cela lui coûterait de perdre le soutien d’une autre catégorie d’individus, je veux parler là d’authentiques racailles […ici des propos ont été censurés pour rester dans le cadre de la loi] sur laquelle il a acquis au cours des années un ascendant psycho-idéologique grâce à un travail dialectique basé sur un logos fallacieux et sur un antisionisme virulent.

Soral n’a pas charmé ni instruit, pourrait-on dire, cette catégorie de population pour la porter vers le vote FN ; il a un sens politique aiguisé et forgé par le marxisme ce qui le rend très peu enclin à participer au jeu de la démocratie représentative qu’au fond de lui, il méprise. Il n’est pas démocrate et considère la masse barbue et weshisante de ses fidèles racailleuses (qu’il flatte et qu’il défend au « pieds-poings ») comme une puissante masse de manœuvre dont il pourra disposer à sa guise lorsque tout pétera, lorsque l’instabilité systémique sera telle en France que sera venu le temps béni de refaire de la politique à la manière des « grands ancêtres », les professionnels en révolution, les vieux maîtres de Soral : Robespierre et Saint-Just, Lénine et Staline.

Une politique de l’action révolutionnaire et sanglante avec guillotine, goulag, prise de bastille, faux procès, assassinat et massacres et dirigée avant tout contre (((ceux))) qui l’ont humilié (je ne parle pas de Daniel), contre (((ceux))) qui l’ont diffamé et qui l’ont privé du grand succès médiatique et même politique à laquelle dans une société normale, au vu de son talent, il aurait pu prétendre.
On se demande aussi si, une fois au pouvoir, il ne dépasserait un peu les bornes en faisant éliminer les petits de son clan qui osent lui faire de l’ombre.

Il n’est pas idiot de penser que l’influence qu’il possède actuellement sur une bonne partie de la grande masse maghrébine pourrait, dans un passé sombre, chaotique et proche, aurait pu lui conférer un très grand pouvoir.
Et c’est l’émergence de ce très grand pouvoir (qui n’est encore que potentiel) que Conversano a menacé un certain mardi soir en désignant les arabes de banlieue délinquante comme une masse nuisible, et en sommant Soral de le reconnaître. Soral a vengé « l’affront » aux maghrébins non par islamo-gauchisme ou Frontdelafoiisme, mais… par stratégie.
Il soigne son auditoire principal, défend l’honneur de la grande masse de ses supporters comme on polit un couteau ou comme on protège sa cache d’arme.

EL Bédécé