De 2010 à 2016, c’est-à-dire pendant 6 ans de ma vie, j’ai été addict à une forme ultra-hard de pornographie.

Le Pornologos.

Tout seul sur mon ordinateur, je me passais des vidéos de Soral, parfois en fond sonore pendant que je me branlais sur un porno classique.

C’était extrèmement choquant et excitant, il me défoncait le cortex, il baisait littéralement mon cerveau de jeune gauchiste, tantôt en l’amadouant « …au fond le vrai antiraciste c’est moi », tantôt en le choquant « …le fascisme c’est le peuple ».

Ca me faisait des chocs cognitifs guedins, spasmes mentaux, j’avais l’impression que mon crâne avait implosé et explosé en même temps, j’étais tout chamboulé.

C’était du bon porn, le Pornologos.

Chaque mois j’attendais la vidéo, je réécoutais parfois plusieurs fois la même vidéo, à force je me mettais à les connaitre par coeur, un peu comme on clique toujours sur la même catégorie de porn à la fin.

C’était du très très bon porn, le Pornologos.

Mais voilà, c’était du porn.

Comme le porn te donne l’impression d’avoir fait l’amour alors que tu es seul avec ton sperme et tes vieux meubles, le Pornologos me donnait l’impression d’avoir fait quelque chose, d’avoir brisé les tabous, d’avoir repris les femmes en main, de m’être révolté contre les juifs, d’avoir gérer mochement contre le système et les sionissses.

En vrai j’étais tout seul sur Dailymotion.

Tout seul avec 1,99€ de moins, une fois j’ai même acheté une vidéo.

Comme le porn, le Soral Porno me rendait apathique, mal-à-l’aise, renfermé avec mes tabous cassés dans ma tête, peureux.

Parce que la personne qui se faisait baiser dans le Pornologos, c’était moi.

Quand Soral me faisait jouir en critiquant les jeunes blancs dévirilisés, quand il me faisait plaisir en crachant sur eux, quand il vantait la force des « jeunes immigrés », en fait c’est moi qu’il baisait.

Il parlait de nous remettre des couilles, mais il me les coupait.

J’ai regardé pendant 6 ans de ma vie un vieux chauve me baiser ma race, et j’ai même payé pour ça.

Daniel Conversano, c’est un type comme moi, un type comme nous.
C’est un jeune blanc qui essaye de survivre.

Il parait qu’hier, Soral lui a littéralement pêté les couilles.
Soral a littéralement cassé les couilles de notre génération, de notre race.

Il est où l’avenir de l’Europe, matériellement ?

L’avenir de l’Europe, il est dans nos couilles.

Je suis venu vous apporter une bonne nouvelle.

Je ne sais pas ce qu’il y a après l’empire, en revanche, je sais une chose :

Après Soral, il y a NOUS.

Camille Blanrouge

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