Le fusil de Darwin

La phobie des armes est liée à une admiration secrète des criminels

(cet article a été écrit 5 mois avant l’attentat de Nice)

À l’heure où la culture de non-violence occidentale commence à porter ses fruits en collant sur nos concitoyens des bisous de 7,62 mm de vivre ensemble en chargeurs de 30, on assiste à une véritable explosion de la propagande anti-arme, histoire de s’assurer que l’employé de bureau en chemise ne cède pas à la barbarie de vouloir défendre sa peau.

Après avoir opposé les kalachnikov aux crayons suite à la mise à mort des dessinateurs de Charlie Hebdo, la propagande fragiliste post 13 novembre a opposé les bougies et les fleurs aux kalachnikov. Quelle nouvelle surprise nous réserve-t-elle en symbole de la résistance pour les prochains attentats afin de calmer les esprits échauffés par le désir coupable de se protéger ? Des chatons qui font des bisous la bouche en cul de poule ?

 

« On ne combat pas le feu par le feu » nous explique en zozotant un plumeau de science-po après avoir protégé la France en collant un nouveau post-it anti FHaine dans sa fac protégée par une vingtaine d’agents de sécurité, un car de CRS et une section de militaires en vigipirate.

 

Je n’ai pourtant pas vu le Raid armé de crayons quand il a fallu transformer Coulibaly en coulis de framboise avant qu’il ne transforme davantage de Français juifs en viande casher. Je n’ai pas non plus vu la BRI avec des bouquets de fleurs quand elle a envoyé les terroristes rejoindre leur dieu plus vite, mettant fin au carnage du Bataclan où ne sont finalement morts « que » 90 malheureux sur les 1500 présents au concert.

 

Ne soyez plus médusés face aux réactions indécentes des hippies et à leur ingratitude envers les fusils des forces de l’ordre : ce refus de délaisser le plug de la bienpensance pour un 9mm est tout ce qu’il y avait de plus prévisible, et je vais expliquer pourquoi, pas besoin de déprimer face aux mini-buzz sans conséquence qui font jubiler le lobby de la castration.

 

Pour bien comprendre le fond du problème, il faut mettre les pieds dans le plat. Allez-y carrément, faites le test : dites-vous favorable au port d’arme, tout simplement, et sortez le popcorn devant le déluge d’insultes, de stéréotypes, d’américanophobie, de mépris de classe et de haine pure que vous provoquerez.

 

Evidemment, vous ne comprendrez rien si vous n’avez pas comme moi une formation en psychologie wikipédia : en parlant de port d’arme, de possibilité de se défendre sans laisser sa vie dépendre d’une police qui met plus de 7 minutes en moyenne à intervenir, vous déclenchez la haine de l’otage désarmé. Pris en otage par la tiers-mondisation de son milieu, ayant parfois déménagé plusieurs fois pour aller vivre entre blancos dans les meilleurs quartiers ouverts au vivre ensemble mais fermés par des digicodes, des concierges et des systèmes d’alarme raccordés à la police, le castrat lambda du tertiaire a fini par admirer les bandes de délinquants contre lesquelles il s’est toujours senti seul et désarmé, tel un otage qui se sent forcé d’éprouver de la sympathie pour ses ravisseurs afin de relativiser la vie de merde et l’insécurité grandissante que s’efforcent de camoufler nos services secrets déjouant les attentats dans l’ombre, nos forces de police par des efforts quotidiens, le tout avec la complicité des statistiques brouillonnes de l’Insee.

 

Ce syndrome de Stockholm a pour effet :

 

 

  • l’apparition d’une hostilité des victimes envers les forces de l’ordre (qui se retrouvera dans l’hostilité envers les compatriotes-otages qui prônent la défense en proposant le port d’arme)

 

L’homme est un superprédateur qui naît sans défense parce qu’il est censé s’en fabriquer et les porter. Ces défenses s’appellent des armes, et ces armes ont évolué jusqu’à permettre aujourd’hui à une petite femme frêle d’être à égalité avec un homme de 100 kg. Retirer le prolongement naturel du corps de l’Homme moderne qu’est son arme, c’est non seulement lui retirer le droit élémentaire de tout être vivant à se défendre par lui-même — droit infiniment supérieur à toutes les constitutions et conventions humaines — mais également mutiler l’esprit humain, réduire le citoyen à un simple mouton de contribuable, castrer jusqu’au moins docile des hommes pour en faire un béni-oui-oui admiratif à la fois envers le loup et le berger, prêt à déléguer toutes ses libertés à un Etat totalitaire.

 

Cette castration mentale de tout un peuple a été effectuée par un décret de 1939 à l’esprit temporaire, qui avait pour origine la méfiance de l’état français envers son propre peuple pendant la guerre contre les Allemands. Pour retrouver ses couilles et son esprit, pour arrêter de plaindre l’ennemi et de réélire les mêmes pourris qui entretiennent cet état de pourrissement de toute une nation, le Français devra cesser de se défiler en répétant la propagande hoplophobe des médias, et enfin réclamer le rétablissement du droit élémentaire de se protéger et de porter des armes.

 

Yann Merkado

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