L’Artisanat, selon Mathieu Corvez

Première entreprise de reFrancisation

 

Force est de constater qu’en notre funeste époque au cours de laquelle nos identités ethnico-religieuses et culturelles,-celles qui nous constituent en tant que Français et Européens-, sont assiégées, assaillies, combattues de tous les côtés, par tous les fronts anti-nous, il nous faudra bientôt forger un nouveau bouclier. Cette nouvelle carapace constituera un rempart contre le mondialisme, l’afro-islamisation de la France, et pour citer Adrien Abauzit, il faudra « redevenir français », par un blindage de spiritualité Catholique, et une cohésion ethnique par un retour aux communautés organiques. Beaucoup parlent de communautarisme et c’est une excellente chose, ce « tribalisme » des nouvelles générations est désormais devenu vital. Néanmoins je pense que ce n’est pas suffisant, vivre entre blancs, entre français, pour vivre entre blancs et français, ne conduira à aucune pérennité ni paix réelle. Il faut du liant, quelque chose pour harmoniser, créer des connexions, de l’inhérence entre l’individu et la communauté, comme du mortier en liaison de pierres ou de briques. Ce mortarium français, ce sont tous les métiers de l’artisanat. Evidemment toute profession est utile en soi, cependant l’artisanat est profondément lié à l’identité française ; le Christ, le vin et le pain définissent en toute simplicité ce qu’est la France. Dieu, et deux arts poussés à la maestria par les français meilleurs vignerons et boulangers du monde, sans chauvinisme c’est une simple réalité.

 

Dans nos milieux, nommés « extrême droite » par nos différents ennemis, nous vantons beaucoup l’esthétisme, la recherche du Beau, la supériorité des différentes cultures issues du Vieux Continent sur les autres, et pour avoir voyagé de par le monde, je suis entièrement d’accord avec cela. Si Leonard da Vinci, Cervantès, Molière, Michelangelo, Le Nôtre, Vauban, Shakespeare, Andreï Roublev le moine iconographe, Apicius le cuisinier de l’empereur romain Tibère… sont parmi les meilleurs génies de leur époque, de notre histoire, mais il ne faut pas oublier les millions de petits artistes anonymes, ces myriades d’artisans qui ont façonné sur des millénaires nos pays, et plus particulièrement la France. Dans le mot artisanat il y’a l’appellation Art, les artisans sont les maîtres de leur art. Des bâtisseurs de temples grecs et romains, des virtuoses tailleurs de pierres associés aux fabuleux vitraillistes pour élever vers le Ciel nos magistrales cathédrales, les maîtres cristalliers sculptant la galerie des glaces de Versailles… aux boulangers, ébénistes, bouchers, poissonniers, paysagistes, photographes, cinéastes, peintres, paysans… tous forgent notre identité de l’architecture à la gastronomie. Que serait la France sans cette cohorte démiurge ? La France, ce sont tous ces petits métiers, pratiqués avec l’amour du geste juste, un savoir-faire poussé souvent à la perfection, ces entreprises noyautées autour de la cellule familiale, ces paysans qui modèlent le paysage, et une vie frénétique dans n’importe quel village ou hameau…

 

Du moins c’était comme ça avant le Jacobinisme. La centralisation des compétences vers la capitale, tel un kraken qui déploie ses tentacules râpeuses sur tout le territoire pour sabrer et couler les âmes créatives de richesses. Couplé à cette centralisation excessive, le pouvoir, bien au courant qu’il faut détruire l’artisanat comme il a fallu abolir le Catholicisme pour détruire en profondeur l’essence française, a distillé au sein de toute la population le mépris, le dédain pour les métiers manuels, travail de sape mené très largement par les forces de gauche. Vous connaissez la chanson je suppose, à l’école les instituteurs nous poussent « à faire de grandes études » et réservent aux plus rustauds, aux plus benêts ou demeurés le travail non intellectuel. En gros tu es nul en mathématiques tu vas aller au turbin à l’usine, aller faire de la sale besogne dans le bâtiment, en boulangerie… Comme s’il suffisait de faire des études pour devenir intelligent et que pratiquer un travail avec ses mains signifiait fatalement être un imbécile heureux. L’objectif de cette politique c’est l’égalitarisme, le nivellement par le bas. En pensant « rendre le peuple plus intelligent, plus raisonnable » c’est le contraire qui se produit, et c’est aujourd’hui très marquant avec l’immigration africaine et maghrébine en échec scolaire depuis des décennies. Tout simplement parce qu’ils ne sont pas adaptés à notre système d’études, tout comme beaucoup de français boudent cette école qui n’apprends plus grand-chose et en le faisant mal par-dessus le marché. Ce machiavélisme républicain a aussi l’effet de déséquilibrer la société. En effet, beaucoup de jeunes souhaitent rester le plus longtemps possible à étudier, pour ne pas aller au charbon, et surtout pas pour un métier manuel, car ce serait trop dégradant. Et cela je l’ai même remarqué dans nos « milieux », une espèce d’irrévérence envers les prolétaires ou artisans, comme s’ils étaient Nietzche au-dessus de la masse abrutie. L’esprit philosophique contre les culs terreux, qui personnellement me révulse. L’esprit bourgeois en somme, de la roupie de sansonnet. Ces gens oublient que Jésus Christ lui-même fut formé par Joseph à la pratique de la charpenterie ! Qu’il n’y a aucun déshonneur à vivre d’un travail manuel, bien au contraire.

 

Il est pourtant très important de retourner apprendre tout ce kaléidoscope de spécialités qu’offre l’Artisanat. Le gouvernement a le cynisme de dire et d’en faire un slogan « L’Artisanat est la première entreprise de France » ce qui est vrai, c’est même le pré carré de l’économie française. Pourtant elle saborde a coup de charges, du monstre RSI, de dévalorisations, de mondialisation toutes les Pme, qui aujourd’hui luttent quasiment toutes pour leur survie ou pour un avenir plus radieux. L’Etat, dans le fond, déteste les artisans. Il préfère les grandes entreprises du CAC40. L’artisan représente l’entrepreneur enraciné, les grands groupes s’inscrivent dans le projet de la globalisation et nécessitent une immigration massive toujours plus nombreuse. Il veut que le gérant tende la sébile plutôt qu’il soit autonome financièrement, hors s’il se met justement à son compte, le patron ne veut pas dépendre de l’Etat, mais en réalité c’est l’Etat qui dépend de lui, et qui le vampirise. Il faut réinvestir massivement ce secteur. Lorsqu’il était président du Conseil général de la Vendée, Philippe de Villiers avait mené une politique audacieuse dans sa région de cœur, il souhaitait faire de la Vendée « une pépinière de PME » , et cela a fonctionné. Les petites et moyennes entreprises, les petits artisans, ont bâtis la France d’hier ils la reconstruiront à l’avenir.

 

Dans l’optique d’un retour à la communauté, et de notre nécessaire ré-enracinement, vous l’aurez compris, il faut arrêter de chercher systématiquement à faire des études poussées pour un avenir incertain. L’horizon, après la fac, c’est le chômage, ok ? Opter pour un métier d’art, dans lequel il est possible de s’épanouir, le pouvoir de transmettre son savoir-faire aux jeunes et pourquoi pas devenir une entreprise de père en fils, une entreprise héréditaire qui ne subira pas les affres de la délocalisation, constitue une solide fondation pour un nouvel enracinement durable. C’est aussi un moyen de lutte contre l’immigration sauvage d’africains et de maghrébins. Souvent les social-libéraux mondialistes disent aux français « les immigrés font le travail que les français ne veulent plus faire », en gros vous les français êtes trop fainéants, Mamadou et Mokthar vont faire votre sale travail. Cette logorrhée est fausse, il suffit de voir les millions d’assistés aux aides sociales parmi ces populations extra-européennes ; cependant tout n’est pas forcément faux, en boudant le travail manuel, les français offrent sur un plateau d’argent ce genre d’argument à nos ennemis. Et sur Paris force est de constater, prenant l’avion plusieurs fois par an, que lorsque je veux déguster une viennoiserie à l’aéroport Charles de Gaulle, les boulangers y sont toujours Africains, que ceux qui font le ménage sont Indiens ou Africains, et que les bagagistes sont des barbus Orientaux. C’est une réalité. Et je ne sais plus en quelle année c’était, mais le meilleur boulanger, le meilleur fabricant de baguette de Paris était un sub-saharien, évidemment il s’agissait très certainement d’une débilité socialiste de propagande, pour montrer que n’importe qui peut peut être ce qu’il veut, mais je ne trouve pas cela normal qu’au pays de la meilleure baguette de la Galaxie, un Gaulois ne soit pas en tête du classement des meilleurs faiseurs de pain !

 

Nous avons le meilleur vin, le meilleur pain, la meilleure gastronomie, les meilleurs jardiniers, les meilleurs agriculteurs, devenez tous des boulangers, bouchers, viticulteurs et vous serez les maîtres de vos villes et villages, court-circuitez l’Etat à la racine. Une fois la communauté naturellement crée, pratiquez le troc, prenez le maximum de paiement en espèces ! Nous avons tous en tête, avec nostalgie, les images d’Epinal du vieux Paris ou de Province de la Belle Epoque, d’avant mai 68, avec ses boutiques aux écriteaux bien travaillés, aux vitrines des magasins riches en couleurs et en victuailles savoureuses. Rien ne nous empêche de recréer cela, sans en faire quelque chose de folklorique mais de vivant, anti-bobos avec leurs bars lounge, restaurants vegan, boulangeries sans gluten… nous pouvons donner un coup de pieds au cul a ses gringalets pour faire resurgir d’outre-tombe la gastronomie généreuse de Maïté, le savoir manger français, du bon pain, de la bonne bidoche et du pinard, n’en déplaise aux fragiles. C’est aussi cela redevenir Français. Dieu, le travail d’Art, les femmes et la bonne bouffe.

 

Dans le village d’Astérix et Obélix, il y’a aussi Cétautomatix le forgeron et Ordraphalbétix le poissonnier, deux artisans Gaulois sans lesquels la cohésion du village ne tiendrait que par la magie des élixirs farfelus de Panoramix. Soyons tous soudés comme les menhirs dans un Cromlech d’Armor et, par Toutatis et Bélénos, le Ciel ne nous tombera jamais sur la tête !

 

Mathieu Corvez

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