La grâce de Jacqueline Sauvage est un scandale absolu.

En accordant une grâce totale à Jacqueline Sauvage, Hollande nous montre une fois de plus que la gauche se situe toujours du côté de la racaille, et qu’elle ne se soucie jamais des victimes.

Cette criminelle a été reconnue coupable par deux fois, et ce par un jury populaire de Cours d’Assises. Cette grâce est non seulement un mépris total du droit mais aussi du peuple souverain. Je tiens à préciser d’emblée que je respecte totalement le droit de grâce du Président de la République. En revanche, je ne respecte pas les raisons qui ont conduit cet individu euphémiquement médiocre a gracier un assassin. Je me réjouis que le plus minable chef d’État qu’on ait eu à ce jour sera bientôt envoyé à sa juste place : dans les poubelles de l’histoire.

Pour rappel : la grâce présidentielle est d’origine royale. Ce qui expliquerait pourquoi elle déplait tant aux républicains qui ne jurent que par ce système, ainsi qu’à tous ceux qui préfèrent la repentance au repentir. La grâce est une forme de pardon qui n’oublie pas le crime (en l’espèce, le crime est ici avéré et peu excusable car il y a mort d’homme) mais qui admet que les hommes sont faillibles. Monsieur Hollande préfère ici être royal que normal, mais comme tout ce qu’il a fait, il le fait de travers. Il faut malheureusement rappeler que Jacqueline Sauvage a purement et simplement assassiné son mari.

Jacqueline Sauvage a commis un assassinat.

Jacqueline Sauvage a tiré trois fois dans le dos de la victime. A aucun moment la légitime défense ne pouvait être retenue.

Rappelons qu’elle a commis cet assassinat – c’est à dire qu’elle n’a pas agi sous le coup de la colère ou de la peur d’un danger, mais bien de manière consciente et préméditée – avec une arme de chasse. Ce qui signifie qu’elle a rechargé au moins une fois lors de son forfait, en admettant que l’arme du crime était un fusil à double canon. Autrement, c’est bien pire : cela signifierait qu’elle a rechargé deux fois, avec un fusil à verrou et qu’elle s’est acharnée sur le corps de la victime.

La légitime défense, c’est une réponse proportionnée et concomitante à une atteinte immédiate et injustifiée. C’est à dire que si un policier vous met un coup alors qu’il essaye de vous interpeller, et que vous faites de même, vous n’êtes pas en situation de légitime défense. Un policier représente la force publique et dispose du monopole de la violence légitime. De même, tirer trois fois dans le dos de quelqu’un n’est pas une réponse proportionnée et concomitante à une atteinte immédiate et injustifiée.

On peut être contre cette conception de la légitime défense, on peut vouloir la modifier ou encore l’améliorer. C’est exactement ce que je propose dans mon projet en étendant la légitime défense des personnes aux biens, et en établissant une présomption de légitime défense renforcée en cas d’intrusion d’un individu au sein d’un foyer. Mais ce n’est pas l’objet du débat. Jacqueline Sauvage a été jugée en droit français, et en droit français : ELLE N’ÉTAIT PAS EN SITUATION DE LÉGITIME DÉFENSE.

Ce qu’elle a commis est un assassinat. C’est à dire un meurtre aggravé. Le meurtre est le fait d’ôter volontairement la vie à autrui. L’assassinat, c’est un meurtre aggravé par la préméditation. C’est précisément ce qu’a commis Jacqueline Sauvage : elle a mûrement pensé et réfléchi à son acte. Elle l’a soigneusement planifié et préparé. Elle n’a pas agit sous le coup de la colère au milieu d’une dispute. Elle a pris une arme, et a tiré TROIS fois dans le dos de son mari.

Même si ce dernier était un parfait salaud, un pédophile et un trafiquant d’organes qui mange des bébés encore vivants = CE N’EST PAS LE SUJET. Et ça ne l’autoriserait pas à commettre un assassinat.

Si on s’intéresse au dossier, on se rend compte que Jacqueline Sauvage n’est nullement une femme battue, passive et brisée. Il n’existe AUCUNE PLAINTE en plus de 40 ans. Les accusations d’inceste et de viol n’apparaissent qu’après la mort de la VICTIME. N’en faisons pas l’icône qu’elle n’est pas.

Une femme peut désormais tuer son conjoint en prétextant avoir été battue.

Cela coûte moins cher qu’un divorce et c’est plus expéditif. Les méfaits du féminisme ambiant : il semble qu’une criminelle ne peut être qu’innocente.

Ce qui est important dans cette histoire, ce sont les faits :

Jacqueline Sauvage est une criminelle qui a assassiné son mari ;
Elle a été reconnue coupable par deux jury populaires ;
Elle a été graciée par François Hollande.
Il ne s’agit pas de jouer le machiste pro-homme-viriliste et anti-femmes, quand je dis ce que j’ai écrit plus haut. Il convient surtout de s’opposer à un état d’esprit révoltant.

Aujourd’hui, une femme peut moralement tuer son mari si elle prétend avoir été battue ;
Cette grâce est un manque de respect total à l’égard de tous ceux qui croupissent en prison après avoir tué des voleurs ou des gens qui les agressaient.
Dans l’affaire du bijoutier de Nice, ce dernier n’était pas en situation de légitime défense. Il s’est saisi d’une arme et a tiré dans le dos du voleur. René Galinier non plus n’était pas en situation de légitime défense au sens du droit français puisqu’il a tiré dans le dos de ses cambrioleurs. Ils ont donc été justement et légalement condamnés au regard de notre droit.
Pourtant, d’un point de vue moral, il me semble parfaitement naturel de protéger ses biens honnêtement acquis face aux atteintes dont ils peuvent être l’objet. Le Président de la République n’a pas jugé bon de leur accorder la grâce, contrairement à cette femme qui est une criminelle, purement et simplement.

Pierre-Nicolas NUPS
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