HISTOIRE : Theo van Gogh, artiste blanc tué au nom de l’Islam

N'oublions jamais nos martyrs. Ceux que les politiques migratoires criminelles de Bruxelles et des cosmopolites ont mis à genoux.
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C’était il y a un peu plus de 12 ans. Récit d’un drame.

 

 

Theo van Gogh est né à La Haye, arrière-petit-fils de Théodore van Gogh, le frère du peintre Vincent van Gogh. Son père, Johan van Gogh, faisait partie des services secrets néerlandais.
Il abandonne l’école et débute dans le cinéma en produisant son premier film Luger (1982). Deux de ses films furent récompensés par un Gouden Kalf (l’équivalent néerlandais d’un césar) : Blind Date (1996) et In het belang van de staat (Dans l’intérêt de l’État, 1997). Il a aussi été acteur dans De noorderlingen (Les Habitants, 1992, d’Alex van Warmerdam).

 

 

Ses propos sur « la préoccupation juive autour d’Auschwitz » provoquent une vive indignation de la part de nombreux intellectuels juifs. Critiqué par l’historienne juive Evelien Gans, il écrit dans le magazine Folia Civitatis : « Je pense que madame Gans fait des rêves érotiques où elle se fait baiser par Josef Mengele ». En 1991, il est condamné à une amende pour son film Moviola dans lequel il parle d’« étoiles jaunes copulant dans la chambre à gaz » et l’« odeur de caramel » qu’il sent alors qu’on brûle des juifs diabétiques. En 1995, une autre plainte suit un éditorial dans lequel il reprend la formule de l’écrivain Robert Loesberg qui qualifie Jésus de « poisson pourri de Nazareth ».

 
Vers la fin de sa vie, ses provocations s’attaquent principalement à l’islam et aux musulmans qu’il surnomme des « baiseurs de chèvre ». En 2004, il réalise, en collaboration avec Ayaan Hirsi Ali, sur la base d’un scénario de celle-ci, Submission, un court métrage dénonçant la soumission des femmes dans l’islam. Ce film leur a valu de nombreuses menaces de mort.

 

 

Le 2 novembre 2004, Mohammed Bouyeri, un Néerlandais musulman d’origine marocaine, blesse Van Gogh avec une arme à feu dans un lieu public, puis l’achève en tirant de nouveau. Huit balles auront atteint le réalisateur. Le jeune homme l’égorge, le décapitant presque. Puis, il lui plante deux couteaux dans la poitrine dont l’un porte sur la garde, une lettre adressée à Ayaan Hirsi Ali.
Theo van Gogh avait réalisé deux mois plus tôt un court-métrage intitulé Submission avec Ayaan Hirsi Ali. Cette première partie montrait des femmes passant d’une soumission totale à Dieu à un dialogue avec lui sur un ton de défi. Elles regardaient franchement Allah et lui avouaient que si la soumission à sa loi était source de tant de malheurs, s’il n’intervenait pas, elles cesseraient de se soumettre à lui.

 

 

En souvenir de Theo van Gogh, une statue appelée De Schreeuw (le Cri), œuvre de Jeroen Henneman, a été dévoilée le 18 mars 2007. Elle est placée dans les jardins du Oosterpark, dans le quartier Watergraafsmeer d’Amsterdam.
En 2006, Ian Buruma écrit un livre On a tué Theo Van Gogh : Enquête sur la fin de l’Europe des Lumières, dans lequel il s’interroge sur les raisons des tensions politico-religieuses aboutissant au crime du 2 novembre 2004…

 

 

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