Creuse : Ségolène Royal et Manuel Valls donnent leur feu vert pour doubler la capacité d’accueil de la ferme des 1000 veaux

C’est par décret que la ministre de l’environnement et l’ex premier ministre ont donné leur accord pour doubler la capacité d’accueil de la contestée ferme des mille veaux. Un décret qui légitime les fermes usines.

les veaux seront désormais deux fois plus nombreux au centre d'engraissement de Saint-Martial-le-Vieux en Creuse. © PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP © PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP les veaux seront désormais deux fois plus nombreux au centre d’engraissement de Saint-Martial-le-Vieux en Creuse.

.Un coup dur pour les opposants au centre d’engraissement de Saint-Martial-le-Vieux en Creuse. Cet été le tribunal administratif de Limoges leur avait donné raison dans la procédure lancée contre la SAS Alliance Millevache qui exploite le centre d’engraissement. Celle ci avait conçu le site pour accueillir au moins 800 broutards, hors n’ayant pas ouvert dans les 3 ans impartis pour le faire, la décision préfectorale avait été rendue caduque et le tribunal de Limoges avait alors  statué sur une suspension d’ouverture du projet originel.

Cependant l’accueil de 400 bêtes n’étant pas soumise à autorisation ni à étude d’impact, une simple déclaration en préfecture avait permis l’arrivée des 400 premiers veaux.

Par décret la ministre de l’environnement Ségolène Royal et l’ex premier ministre Manuel Valls viennent donc tout simplement de doubler cette capacité d’accueil soumise à aucune autorisation ni étude d’impact sur l’environnement.

Pour Aurore Lenoir porte parole de LPEA, l’une des associations opposantes au projet, c’est un comble que ce décret viennent de la ministre de l’environnement :

Les fermes intensives sont ainsi officiellement légitimées, il n’y aura plus aucune étude d’impact sur l’environnement et en plus le décret prévoit un allègement des contrôles.

Désormais une simple déclaration en préfecture permettra l’ouverture d’une ferme usine pouvant accueillir 800 animaux.

C’est une catastrophe en terme de bien être animal bien sûr mais aussi en terme de santé du consommateur et d’environnement. Désormais n’importe qui va pouvoir se retrouver avec une ferme usine devant sa porte sans avoir aucun recours. 

Aujourd’hui pour la dizaine d’associations opposantes au projet (OABA, L 214 LPEA, CIWF, Agir Pour l’Environnement, NOVICEM, Fondation Bardot…) il reste cependant un recours : contester le décret devant le Conseil d’Etat.

Source : France 3 Limousin

Auteur : Cecile Gauthier

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