Que cherche notre ami, le chanteur Sting, en soutenant le leader d’extrême-droite Raoni Metuktire dans son vain combat contre la mondialisation ?

Peut-on décemment, au vingt-et-unième siècle, supporter de voir ces fascistes Indiens refuser de se mélanger et risquer de déstabiliser le marché du bois exotique ?


Le risque ? Le risque terrible de ne pas pouvoir changer le parquet de l’appartement de Dubaï à un prix décent du fait de quelques idéologues bouseux souhaitant préserver une identité fantasmée.


Ces Indiens, qui refusent déjà leur appellation, par rejet de l’autre, et qui s’affublent eux-mêmes du terme de « native », comme si, être né quelque part, pour celui qui est né, n’était autre chose qu’un hasard. (Dû en l’occurrence à une méconnaissance totale des progrès de la contraception et de l’avortement des indien-ne-s asservi-e-s par le patriarcat peau-rouge).


Pour préserver quoi ? Leur mode de vie archaïque refusant la modernité, leurs gènes menacées de consanguinité et leurs coutumes ridicules ?
Soyons sérieux, Il n’y a, de toute manière, (et comme le prouvent de nombreuses études à peine financées par nous-mêmes, les mondialistes) pas d’Indien de souche puisqu’ils sont eux-mêmes des migrants de Chine venus par le détroit de Béring.


Eh oui ! Tou-te-s migrant-e-s ! Tous bactéries ! Tous atomes ! Tous pareils les fachos !


Comment refuser la véritable opportunité économique s’offrant aux locaux de bénéficier du vivre ensemble avec les tractopelles ? Les services, nombreux, à offrir aux villages de pionniers et de chercheurs d’or, les villes de tôle ondulée, l’aventure des bars et des bordels improvisés, la bouffe industrielle importée, et à terme, ces belles mégapoles couvertes d’enseignes mondialisées au centre des bidonvilles, toutes ces merveilles ne valent-elles pas le sacrifice de quelques arbres pourris ?


Enfin, qui sont ces peuples refusant le mélange pour d’obscures raisons idéologiques nauséabondes, qui ne sont pas sans nous rappeler les heures les plus sombres du sous-bois exotique ?


Nous le disons haut et fort, Adolf Raoni, no pasaran pour les fachos du Mato Grosso ! Tu ne passeras pas, tu n’empêcheras pas le grand mélange de l’humanité et l’exploitation de chaque parcelle de vivant, de chaque parcelle de planète.


Bernard-Henri Van Liempd