Dignez-vous !

Une ode à l'amour et au dépassement de soi

Un court article, que j’écris le cœur plein de haine. Vous le voyez bien, on ne pourra pas me reprocher de manquer de sincérité dans l’auto-analyse. Quand j’ai l’âme qui crépite, je ne cherche pas à l’éteindre, je la laisse rugir et déverser son fiel jusqu’à ce qu’elle s’estime satisfaite.

 

Hier après-midi.
Je marche dans Paris, près du boulevard Saint-Michel, et j’y croise une fréquentation qui venait dans le sens contraire de ma marche. Je suis content de le revoir, la dernière fois, il ne me semblait pas aller très bien. Le problème, c’est qu’il ne va pas mieux. Et c’est toujours la même rengaine…
– Ouais parce que Charlotte… euh Charlotte… non mais tu vois avec Charlotte… je suis passé à autre chose, c’est clair que Charlotte… et en même temps Charlotte… bla bla bla
J’ai cru que j’allais en crever de rage, si toutefois il est possible de mourir de ce sentiment-là.

 

Voilà 1 an qu’il s’est fait plaquer par Charlotte, et bébé cadum en est encore à essayer de se rappeler l’odeur des orteils de sa petite fée pour tenir un jour de plus sur terre. Mais PUTAIN !

Pas méchant, contrairement à ce que ces quelques lignes pourraient vous faire croire, je prends une demi-heure pour l’inviter à boire un café. J’essaie d’esquiver son obsession masochiste pour la réorienter vers des pensées plus positives. Je lui parle carrière, actu, sport, voyage… rien à faire, toutes les 5 minutes, on ne sait trop comment, il en revient à sa Charlotte.
Mettons, je lui parle de randonnée. Et c’est reparti pour un tour :
– Ah oui, une fois avec Charlotte on a fait le GR20 en Corse !
Oh la la la la…

 

Mec : Charlotte, elle est partie. Charlotte elle est plus là. Pendant que tu penses à Charlotte, Charlotte, elle fricote avec un autre mec que toi, ça, je te le signe. La durée d’un célibat féminin en France, c’est 4 jours, surtout avec des Charlotte comme celle que je t’ai connu avoir. Pendant que tu te rappelles comment c’était chouette de dormir entre ses bras, elle, elle danse le body prostiputing avec des copines en remuant de la croupe. Charlotte, c’est terminé, ok ?

 

Il faut bien que vous compreniez une chose, les gars. Vous n’avez pas le droit de déprimer, d’accord ? Ce n’est pas une option, c’est tout simplement inenvisageable. C’est interdit par les lois de la virilité élémentaire. Ceux qui trouveront que je manque de compassion ont probablement oublié que la mollesse et la douceur étaient avant tout des caractéristiques féminines.
Vous êtes des hommes, bordel ! Vos ancêtres ont bâti des cosmos de A à Z, gagnés ou perdus des guerres à la sueur de leur front et au prix de leur vie. Ils sont allés en caravelles jusqu’aux Amériques sans savoir s’ils y parviendraient, ni où ils parviendraient exactement, ils ont testé des inventions et des médicaments sur eux-mêmes, et ils en sont morts parfois, simplement pour faire avancer notre civilisation de 5 centimètres vers l’avant. Et toi, tu pleures parce que Charlotte s’est tirée ? C’est quoi le problème dans ta putain de tronche ?
L’Europe est remplie d’autres Charlotte qui n’attendent qu’un geste pour te rendre l’estime de toi et l’énergie que la précédente Charlotte t’a fait perdre.
Un homme, ça va de l’avant, ça ne reste pas bloqué sur ses échecs, ça fait ce qui doit être fait, ça ne pleurniche que le temps de se remotiver à un autre projet. Parce que la vie, c’est le mouvement.
Le gars dont je vous parle a 32 ans. Pour un homme, en amour, 32 ans, c’est comme d’avoir 19 ans pour une gonzesse, c’est quasiment le meilleur âge. Tu peux plaire à de la 45 sans forcer ton talent, et tu as encore les petites étudiantes en socio de 21 piges qui te regardent comme si tu étais le maître du dojo. Alors bouge-toi le fion, bordel !
Je le lui ai dit hier, mais il semble ne pas m’avoir compris. J’espère que vous, vous me comprendrez.

 

Notre pays et nos conditions de vie se dégradent de jour en jour, nous attendons peut-être encore 10 millions d’immigrés supplémentaires pour la décennie 2020, la moitié d’entre nous est au chomdu, les gens autour de nous tombent comme des mouches, cancers à gogo, viols suivis de meurtres, tirs aux lapins islamistes (et dans ce jeu, les lapins, c’est nous) et tu nous emmerdes avec ta Charlotte ?
Mais écoute ça : Charlotte, elle n’existe pas, sinon dans ton cerveau. Charlotte est un concept. Tu as besoin d’une femme aimante et qui te comprenne. Ce n’était pas Charlotte. Alors tu l’oublies. Immédiatement. Eh oui, ces choses-là se décident. Demain, tu te lèves, et tu passes à un autre plan. Tu te fixes un nouvel objectif. Tu veux une fille qui lui ressemble et qui a la même façon d’embrasser avec la langue ? Bon, c’est un projet de merde, mais fixe-le toi vraiment, si c’est important pour toi. Cherche la inlassablement. Les terrasses et les jardins sont pleins de jeunes nanas qui n’attendent que ça.
Dans tous les cas, la cogitation stérile et ressasser en soi-même ses propres échecs, ça ne peut conduire qu’au désespoir et à l’inaction, ce qui revient à la même chose. On devrait mettre des colliers électroniques aux dépressifs, et régulièrement, le collier leur enverrait une décharge pour leur mettre un petit coup de fouet dans la musette.
Un homme blanc nationaliste, ça ne déprime pas. Ça marche sur la face du monde d’un pas ferme et résolu.

 

« Deviens ce que tu es », c’est-à-dire un être supérieur. Sinon, ta Charlotte, c’est moi qui finirais par la baiser, ne serait-ce que pour te donner une bonne leçon. Parce qu’ici-bas, il n’y a de la place que pour ceux qui arrivent à s’en faire une.

 

Force et honneur,

 

Ton sincère ami, Daniel Conversano

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