Cessez de parler de « féminisation » de la société

Un homme fragile n'est pas une femme

Les réacs et les virilistes de la dernière heure ont tous en tête la même idée selon laquelle la politique actuelle reposerait sur l’émotionnel et l’instinctif, traits typiquement féminins, non sur la raison froide et objective, attitude typiquement masculine.

 

C’est étonnant parce que ce qui m’inquiète le plus dans la société occidentale moderne, c’est le manque d’émotion. Des émotions comme l’appréhension, le ras-le-bol et la crainte pour l’avenir. Je n’ai peur que de ces masses de zombies intellos de gauche qui essayent de prouver leur supériorité intellectuelle humaniste en allant à l’encontre du plus élémentaire bon sens.

 

Quant à l’instinct…

 

S’ouvrir à des millions de tiers-mondistes antipathiques, nier leur haine raciale et religieuse, ignorer les nombreux terroristes infiltrés ou le terreau recrutable qu’ils représentent, s’opposer au port d’arme et au droit naturel de riposter en cas d’agression, ne même pas comprendre la personne qui défend sa vie en ayant recours à la violence, est-ce de l’instinct de survie ?

 

Accepter de scolariser des « mineurs » clandestins qui ont des tronches de darons de 40 ans dans la même école que ses enfants, les amener dans des piscines publiques envahies par des crevards pervers en manque jusqu’à ce qu’ils se fassent agresser sexuellement, est-ce de l’instinct maternel ?

 

Repousser sans cesse l’âge où on aura des enfants, entretenir toute sa vie les enfants des autres, avoir un recours maladif à l’avortement pour finir ménopausée et sans enfants, est-ce de l’instinct de reproduction ?

 

Refuser de voir le remplacement de peuple et de culture qui s’opère sous nos yeux depuis des années, est-ce de l’instinct collectif de conservation ?

 

Cette société n’a rien de féminisée, c’est une abominable chimère asexuée de théories toutes droites sorties de l’esprit glacial d’un sociopathe atteint du plus haut degré d’autisme masculin. L’anti-subjectivité en personne. Le concept à l’état pur.

 

Cette maladie conceptuelle tient bien plus d’un intellectualisme froid que d’un trop-plein d’émotions et d’instinct. Les belles idéologies modernes, si cohérentes sur le papier (communisme, national-socialisme, humanisme), se sont toutes ramassées la gueule, parce qu’elles oublient le léger détail que les hommes ne sont pas des fourmis, que les êtres de chair, de sang et d’esprit ne sont pas des concepts créés à partir de rien comme si l’Homme était une page blanche.

 

Ceux qui parlent de société féminisée ont tendance à voir en la femme un diable hystérique et irrationnel opposé à leur grand logos phallique. Cette dichotomie sexuelle est parfaitement injuste : maintes fois dans l’Histoire, l’émotion a primé sur la raison quand il a fallu manipuler des foules pour faire des guerres, à des époques où les femmes n’avaient aucun pouvoir décisionnel. De plus, combien de rois, combien d’empereurs ou de prétendants au trône ont fait crever des dizaines de milliers de civils et de soldats juste pour un affront, par un orgueil bien masculin ?

 

Les émotions et l’instinct ont été bâillonnés pendant des décennies par un ascétisme humaniste qui n’a rien à envier aux plus gros fanatismes entraîneurs d’hommes. Le mur de Berlin de la connerie rampante et repentante est en train de s’effondrer, et l’homme occidental va enfin redevenir entier. Un homme alerté par l’instinct, animé par des émotions et tempéré par une raison froide et objective. Pas un théoricien à lunettes rondes qui condamne à mort des millions de gens en élaborant quelque connerie utopique sur un nouveau torche-cul.

 

La victoire de Trump il y a moins d’un mois marque la victoire du bon sens populaire sur l’intellectualisme bourgeois, de l’instinct Red Neck sur les théories de citadin fragiles. Une nouvelle ère s’ouvre à nous : celle de l’effondrement des idéologies conceptuelles au profit d’une compréhension instinctive et naturelle du monde. Cessez donc de blâmer l’instinct et l’émotion, parce que ce sont ces valeurs attribuées traditionnellement aux femmes qui nous ont peut-être sauvés d’un conflit nucléaire mondial.

 

Yann Merkado

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