8 idées reçues sur le service militaire

Une mise au point militariste par Yann Merkado

A l’approche des élections présidentielles, le débat sur le service militaire prend de plus en plus d’ampleur en France, dans la liste des mesures possibles pour lutter contre le djihadisme en évitant soigneusement de parler du port d’arme citoyen. Même le parti socialiste s’en est emparé, voulant peut-être nous faire croire qu’il fera en 2017 ce qu’il n’a pas fait en 5 ans. Un certain nombre de clichés reviennent en masse sur les réseaux sociaux et dans la bouche des gens.

 

 

1- « Le service militaire a été aboli »

 

Non. Le service militaire n’a jamais été aboli, il a juste été suspendu par Jacques Chirac en 1997. Il est remplacé temporairement par la JDC (anciennement JAPD), où l’on reçoit un « numéro défense » qui est en fait votre matricule. Ce numéro devrait rappeler aux gens qui ont un peu de jugeotte qu’en cas de guerre totale (on n’est jamais à l’abri d’une invasion d’insectes géants), on aura besoin de chair à canon et on fera donc appel à la conscription. Sauf que vous ne serez pas formés à l’avance comme l’étaient nos ancêtres. Vous allez tout devoir découvrir en quelques semaines avant d’être envoyés au casse-pipe.

 

 

2- « Sans armées il n’y aurait pas de guerres »

 

Sans pompiers il n’y aurait pas d’incendies, sans police il n’y aurait pas de crimes, sans brigades anti-terroristes il n’y aurait pas d’arabes ?

 

Cette pensée est plus répandue qu’on ne le croit : c’est le summum même de l’idée hoplophobe selon laquelle sans arme il n’y a pas de violence. Il n’y a pas besoin d’une arme pour tuer un homme, et comme une petite vidéo du tiers-monde vaut mieux que des centaines d’explications : lien interdit aux fragiles.

 

D’ailleurs, les armes ont été créées par l’Homme pour répondre à un besoin de tuer, pour vivre ou pour survivre, leur raison même d’exister prouve que la pulsion meurtrière est préalable à l’outil meurtrier.

 

L’Homme n’est pas un innocent hippie vegan à la base vu qu’on retrouve des armes depuis aussi longtemps qu’il y a des hommes.

 

 

3- « Les Français sont opposés au rétablissement du service militaire »

 

Malgré des décennies de matraquage anti-militariste, de castration, de repentance sur la seconde guerre mondiale, sur l’Algérie et l’Indochine, malgré les best-sellers surmédiatisés de tire-au-flanc, de lâches et de traîtres de la pire espèce qui travestissent leur nullité morale dans un pacifisme aussi faux et niais qu’un poème de Jacques Prévert… eh bien malgré tout ça, et malgré les nombreuses idées reçues, 4 Français sur 5 souhaitent le rétablissement d’un service militaire mixte et obligatoire. Et 4 Françaises sur 5 aussi, de quoi fermer le clapet aux misogynes qui pensent que nos femmes sont des larves mentales. Mais bon, là on parle du vrai peuple, dans sa globalité, pas de l’avis de trois merdeux du tertiaire et d’une étudiante de psycho.

 

L’idée du rétablissement du service militaire revient en force en Europe : la Lituanie, la Suède, la Roumanie, l’Allemagne, la Norvège pour les femmes, son maintien en Suisse et en Autriche…

 

 

4- « En cas de guerre, les militaires iront mourir pour que je puisse continuer à voter contre le FN »

 

Non. Je sais bien que beaucoup d’entre vous considèrent les militaires comme des fonctionnaires du sacrifice ultime, censés mourir pour réparer vos erreurs politiques et l’élection de nabots et de mollusques va-t-en-guerre.

 

Mais en cas de conscription, les militaires, tout comme les réservistes et les anciens militaires, seront surtout là pour tous monter en grade, pour vous former, vous encadrer, vous commander et vous fusiller en cas de mutinerie. Ah on ne vous a pas dit ça en cours d’éducation civique ni à la JAPD / JVC ? Continuez à croire qu’une démocratie molle ne le fera pas en cas de besoin, et ne vous entraînez pas physiquement et (para)militairement au cas où, alors.

 

Même si nous avons fermé nos manufactures d’armes de qualité (Manurhin, Saint-Etienne…) dans la logique de suicide national par le désarmement industriel, on peut vite se faire livrer quelques containers d’armes à la place des habituelles tonnes de fruits OGM sans goût. De toutes façons, vue la bienveillance qu’a l’Etat envers ses citoyens, hésiterait-il vraiment à faire un fusil pour deux comme dans Stalingrad de Jean-Jacques Annaud ? Je ne parierais pas ma couille gauche.

 

 

5- « Le service militaire dégoûte les gens »

 

Ce qu’on donne gratuitement n’a pas de valeur : ce qu’on a obtenu durement a de la valeur. D’innombrables civils découvriraient la fierté d’avoir une carte d’identité nationale française s’ils s’étaient battus pour la mériter, et s’ils savaient qu’on ne la donne pas à n’importe qui.

Une bonne partie de ceux qui ont connu le service militaire étaient déjà dégoûtés avant même d’enfiler un treillis. L’Armée ne les a pas dégoûtés, il a juste révélé leur gauchisme mental et leur inaptitude à faire la différence entre le Drapeau, la Nation, l’Armée et les petites contrariétés qu’ils ont rencontrées avec l’imperfection humaine. Les hommes sont imparfaits, mais l’Armée est parfaite, tout comme la Justice et l’Education Nationale. Les défauts qu’on retrouve dans ces institutions ne sont le résultat que des sapes budgétaires, des réductions d’effectifs et des humains qui les administrent. Les appelés déçus doivent cesser d’en vouloir à l’Armée s’ils ont eu un soucis avec des collègues ou des supérieurs, on dirait une racaille qui en veut à la Société parce qu’un policier lui a mal parlé un jour et que sa maîtresse lui disait de travailler. Séchez vos larmes de fiottes, les « déçus du service militaire », on dirait des banlieusards. Allez vous cacher, vous êtes la honte de ce pays.

 

 

6- « C’est beaucoup trop cher, on l’a arrêté à cause du prix »

 

Et le prix du social, ça coûte combien ? Selon un rapport, l’immigration nous coûte 84 milliards, les dépenses en prestations sociales s’élevant à 700 milliards. Une grande partie de l’anti-France ne supportera pas le service militaire, et remigrera dans la seule patrie présente dans son cœur, son bled. Jurer de servir la France dans une cérémonie, saluer le drapeau français tous les matins à 7 heures, faire son lit au carré, être interdit de fumer son cannabis de fragile, vous pensez qu’un « nique la France » supporterait ?

 

Après ces milliards d’économie, vous n’imaginez pas non plus le nombre de cas sociaux et de reclus du système à qui on pourrait apprendre à se laver, à découvrir la rigueur pour trouver un travail, découvrir le goût de l’effort, découvrir les joies de l’accomplissement personnel, et même découvrir qu’on peut se passer de drogue ou d’alcool pendant quelques semaines de terrain ou bloqués au régiment.

 

Sans compter tous les enfants de mères célibataires (je mets les enfants de père faible dans le lot) sans aucun repère viril de chair et d’os, qui n’auront que l’embarras du choix entre les figures paternelles, les exemples à suivre. L’éducation nationale étant très féminisée et les professeurs majoritairement gauchistes, mous et précieux, voir un vrai homme serait une découverte pour ces enfants.

 

 

7- « On va former des djihadistes au maniement des armes et au combat »

 

Les civils surestiment vraiment la technicité de ce qu’on apprend à l’Armée. Apprendre à se lever tous les jours tôt le matin, à saluer les couleurs à 7h, à faire son lit au carré, à marcher en ordre serré, à faire du vrai sport, à fermer sa gueule, à avoir froid, à dormir dehors, à oublier sa classe sociale, à respecter à la lettre les ordres, le drapeau et la France, ça n’a rien à voir avec 3 camés qui débarquent dans une salle de concert remplis de blancs pour les trouer à 5 mètres avec des fusils d’assaut conçus pour faire mouche jusqu’à 400 m.

 

Pour tirer sur des civils, pas besoin de connaître des tactiques de groupe. C’est un univers complètement différent. L’armée ne forme pas aux missions terroristes, et résister à un assaut du raid ce n’est pas ce qu’on voit à l’Armée. Dans l’armée française on apprend à n’attaquer que si on est trois fois supérieur en nombre, sinon on cherche à se replier. Au djihad on apprend à se bourrer de drogues, à torturer et à mitrailler des babtous avant de se faire péter… Arriver à tuer quelques policiers et gendarmes en opération n’a pas de réel intérêt tactique dans leurs missions-suicide, à part pousser le gouvernement à recruter davantage, équiper davantage et former davantage ses fonctionnaires. S’ils veulent tuer des policiers, ils le font quand ils sont désarmés et ne s’y attendent pas, comme à Magnanville.

 

Sans blague, je suis consterné de voir que les civils sont époustouflés par des terroristes qui, je cite « tirent en se déplaçant », arrivent à grouper sur une voiture de police à quelques mètres avec un fusil d’assaut fait pour tuer un homme à plusieurs centaines de mètres. N’importe quel bidasse, tireur sportif, chasseur, ball-trappeur, joueur d’airsoft ou de paintball sait faire ça. Même un enfant de 12 ans à qui on prend le temps d’expliquer, saurait faire ça. Tirer c’est facile. Tirer sur des cibles désarmées et sans aucun tir de riposte, c’est encore plus facile. Et n’importe quel djihadiste peut apprendre les bases du tir sans avoir besoin de se taper un an sous les drapeaux avec de vrais français qui lui rappellent qu’il est une merde. Apprendre à tirer est facile.

 

Enfin, on surestime énormément le moral des ennemis de la France : rien qu’un service militaire obligatoire découragera une énorme partie des immigrés francophobes. Ils peuvent être sportifs, mais ils sont allergiques à toute discipline, surtout les djihadistes « français », selon Daesh même.

 

 

 

8- « On peut être patriote sans faire son service militaire »

 

Et on peut conduire sans avoir appris à conduire. Sérieusement, en dehors des métèques, des serfs et des esclaves, rien n’est plus important dans la vie d’un citoyen que le service militaire. Le citoyen sait qu’il est amené à défendre la cité et à donner sa vie pour, le civil est juste un contribuable.

 

On n’aurait pas cette invasion migratoire et ces naturalisations ridicules de populations étrangères qui ne sont souvent même pas francophiles, si la nationalité française impliquait qu’on nous rappelle qu’on est là pour crever pour son pays et notre civilisation s’il le faut, pas juste pour s’envelopper dans une tissu synthétique aux couleurs du drapeau le temps d’un match de foot, avant de le foutre à la poubelle en même temps que notre honneur. Tout patriotisme n’impliquant pas la notion de sacrifice pour la patrie n’est qu’un patriotisme d’apparence, une manœuvre politique ou une démarche intellectuelle pour jouer un personnage qu’on n’est pas.

 

Bien sûr, je ne parle pas de donner sa vie pour le système actuel. Même dans le code du soldat, il est ordonné de désobéir à un ordre profondément immoral, comme massacrer des populations civiles par exemple. Dans le code du patriote, il devrait être interdit de donner sa vie pour un système qui renie nos valeurs, notre drapeau, notre identité et notre civilisation. Il faut apprendre à distinguer « mourir pour la France » et « mourir pour le gouvernement », vu que depuis des décennies, le gouvernement est en opposition totale avec les intérêts de la France et les valeurs d’un vrai Français. Tout ceci est donc complexe, mais l’idée générale est simple : pas de patriotisme sans sacrifice. De quoi faire s’étouffer n’importe quel français de papier prétentieux.

 

Dans un monde normal où on sait qu’on peut être amené à défendre notre monde aux côtés de toute personne de nationalité française qu’on croise dans la rue, on aurait beaucoup moins de tensions et de dégoût social. Ça s’appelle l’esprit de corps national, et ça n’existe qu’avec le service militaire pour rappeler qu’ils appartiennent à un peuple.

 

 

Yann Merkado

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