1er débat Trump/Clinton

le populisme de gauche triomphe du populisme de droite

Dans la nuit de mardi chez nous (il était Lundi aux USA), a eu lieu le premier duel télévisé tant attendu entre Donald Trump (candidat républicain) et Hillary Clinton (candidate démocrate).

 

Si les avis sont partagés suite à ce débat quant au vainqueur de la joute, journalistes pro et anti-Trump (la majorité, évidemment) mimant l’analyse objective dans leurs billets, pour donner leur pure opinion de soldat de l’antiracisme à tous les lecteurs du monde, il me semble à moi aussi, je dois l’admettre, que l’ami Donald est passé à côté de sa première fois face à sa mesestimée adversaire.

 

La campagne éclatante du milliardaire nationaliste nous avait convaincu que la bataille d’arguments qui l’opposeraient à Hillary ne serait ensuite qu’une simple formalité. Mais ce ne fut pas le cas hier soir. Trump n’a pas passé la seconde vitesse, et est resté dans sa position de challenger agressif orientant son plaidoyer contre Clinton vers de futiles attaques personnelles, qui lui ont valu des moqueries de la part de l’auditoire. Nous attendions plus de notre champion, je dois l’avouer. On ne débat pas comme on trolle sur facebook, ce que n’a malheureusement pas compris notre septuagénaire préféré.

 

Comme beaucoup, Trump semble avoir oublié en cours de route qu’avoir raison en ce bas monde ne suffit plus. L’ensemble de sa ligne de défense et d’attaque s’est réduit hier à une tentative poissonnière de contrat de confiance à coups de clignements d’yeux, avec un public qu’il croyait avoir déjà conquis… « regardez-là, Hillary, non, ce n’est pas sérieux. Moi, j’ai réussi, pas elle. Elle, elle ne sait rien faire… »… bof, bof, on a déjà vu plus pertinent.
Moi-même, pourtant réellement persuadé de la nécessité pour les Etats-Unis comme pour nous de la victoire du clan Trump, j’ai été pendant ces 90 minutes de débat embarrassé par cet ego trip gaillard et vindicatif, qui sonnait faux, et qui n’a fait que conforter ces détracteurs dans l’idée que le candidat républicain n’est au fond qu’un amuseur de foules.

 

De son côté, Hillary n’a pas fait d’exploit et s’est contentée de jouer sa partition « progressiste » comme on attendait qu’elle la joue. On connait le rythme, on connait la chanson. On a les mêmes menteurs à la maison France. Le monde d’aujourd’hui souffle dans le dos de cette sorcière, et elle n’a plus qu’à courir jusqu’à la ligne d’arrivée sans sortir de son personnage de Jeanne d’Arc humanisto-démocrasseux, pour rafler la mise en fin d’épreuve.

 

Nous espérons que les débats qui suivront verront Trump changer de stratégie, ou plutôt en avoir une, cette fois, pour enfin endosser le costume du sage détenant les vrais solutions, sans plus laisser ce rôle qui fait gagner des élections partout en occident, à l’épouvantable et scélérate Hillary Clinton.
Ne déconne pas Donald, l’avenir du monde blanc est entre tes mains. C’est quand même un peu important, tout ça.

 

Daniel Conversano

 

Bilan du monde.fr

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